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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Déchets nucléaires : message au Premier ministre

Voici une traduction de la publicité publiée (en anglais) dans le Hill Times, le 27 janvier 2020. Les Artistes pour la Paix en sont co-signataires. Avant-propos par Pierre Jasmin, APLP et membre de Pugwash Canada.

On a maintes fois démontré la négligence du gouvernement fédéral à l’égard des bombes atomiques, par exemple dans sa participation à l’OTAN et par sa volonté de blâmer l’Iran qui respecte encore le JCPoA et de laisser les États-Unis et Israël mener des campagnes de fausse propagande haineuse pour faire oublier qu’ils possèdent à eux deux très près de dix mille bombes nucléaires.

Quant à l’énergie civile nucléaire, rappelons que Les Artistes pour la Paix ont co-fondé le Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire en 2008 qui a travaillé fort pour évincer Jean Charest et faire fermer la vieillissante centrale CANDU de Gentilly 2 en 2012/3, avec l’aide de la ministre des Ressources Naturelles Martine Ouellet (elle publie cette semaine Oser déranger qui pourfend le boys’ club économique, son sexisme et son paternalisme). La présidente des APLP Guylaine Maroist avait ensuite témoigné devant le Bureau d’Audiences Publiques en Environnement (Québec) qui grâce à la probité de son commissaire principal Louis-Gilles Francoeur, a jugé les mines d’uranium dangereuses pour la santé de nos concitoyen-nes en 2015 : c’était trois mois suivant le Forum mondial de Québec sur l’uranium, auquel Gilles Vigneault, Karine Vanasse et moi avons participé. Organisé principalement par la nation Crie et par l’organisme Pour que le Québec ait Meilleure Mine d’Ugo Lapointe (maintenant Mining Watch, ONG pan-canadienne), le Forum avait par exemple accueilli Arielle Denis (ICAN.org) et l’illustre docteure néo-zélandaise Helen Caldicott du film oscarisé If you love this planet censuré par Ronald Reagan. Or, des signaux sont envoyés cette semaine par Strateco qui menace le gouvernement du Québec de poursuite s’il ne relance pas l’industrie-poison (pensons au radon qui s’échappe des projets d’exploration abandonnés et pensons aussi à l’uranium saskatchewanais exporté en des pays non fiables, tel le Pakistan).

Ici, le formidable Dr. Gordon Edwards reprend la plume pour s’adresser au Premier ministre Trudeau (qu’il fustigeait dans un article à l’automne pour son renvoi de sa ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould qui ne voulait pas plier devant SNC-Lavalin, malgré cela réélue comme indépendante aux dernières élections). Il met en garde tous les députés fédéraux contre l’énième assaut d’industriels sans conscience.

Au Premier ministre, au Parlement et au Gouvernement du Canada

Les organisations soussignées s’inquiètent énormément des déchets radioactifs publics dont le gouvernement fédéral a confié la gestion à un consortium privé dont font partie SNC-Lavalin et deux sociétés multinationales du Texas. *

  •  Le Canada n’a aucune politique nationale ni de stratégie à long terme pour la gestion de ses déchets radioactifs, si bien que le consortium a reçu carte blanche pour élaborer et mettre en œuvre des projets qui nous semblent impuissants à protéger la santé des citoyens et de notre environnement.
  •  En vertu du contrat fédéral qui le lie à Énergie atomique du Canada Limitée, ce consortium reçoit des milliards de dollars de nos impôts pour faire la promotion de techniques de stockage des déchets radioactifs ou de « déclassement » des réacteurs nucléaires qui ne respectent même pas les règles de sécurité internationales.
  • En ce moment même, le consortium veut remplir de béton les restes radioactifs de deux centrales nucléaires en bordure de la rivière des Outaouais et de la rivière Winnipeg, malgré l’avis contraire d’organismes internationaux et de spécialistes indépendants en matière nucléaire. Même ensevelis dans le béton, ces réacteurs laisseraient leur radioactivité fuir vers les rivières pendant des milliers d’années et contamineraient l’eau potable de millions de canadiens.
  •  Le consortium veut également entasser plus d’un million de tonnes de déchets radioactifs toxiques juste à côté d’une zone marécageuse qui se draine dans la rivière des Outaouais. Cette colline de déchets contiendrait toutes sortes d’éléments radioactifs à longue durée de vie et créés par l’homme, comme le plutonium-239, ainsi que d’autres produits non radioactifs mais tout aussi dangereux, comme les biphényles polychlorés, le plomb, l’arsenic ou l’amiante.
  •  Le consortium transporte déjà de grandes quantités de déchets radioactifs sur les routes publiques depuis Pinawa (Manitoba), depuis Douglas Point (Ontario) et depuis Gentilly (Québec), vers Chalk River où se trouvera le monticule proposé, en amont de notre capitale nationale.

 

Nous demandons que le Gouvernement fédéral mette fin à son contrat avec le consortium dès la fin du premier mandat de six ans, en 2021, ou dès que possible. Nous demandons aussi que le gouvernement se donne des politiques sur les déchets radioactifs et qu’il mette en place des projets exemplaires qui respecteront les normes internationales ou qui les dépasseront.  

Ces politiques et ces projets devront :

  •  être élaborés en consultation avec les Premières Nations et le grand public canadien;
  •  créer de nombreux emplois stables et bien rémunérés tout en protégeant la santé et les biens des Canadiens;
  •  entreposer les déchets radioactifs dans des installations sécuritaires ultramodernes, loin des sources d’eau potable;
  • rétablir le leadership canadien en matière nucléaire avec des solutions de classe mondiale et fondées sur la science pour enrayer le problème croissant des déchets radioactifs à travers le monde.

 

* Les membres du consortium, connu sous le nom d’Alliance nationale canadienne de l’énergie, ont changé à plusieurs reprises depuis que le consortium a obtenu le contrôle des déchets nucléaires du Canada en 2015, quand il est devenu le seul actionnaire des Laboratoires nucléaires canadiens, une filiale à part entière d’Énergie atomique du Canada Ltée. Les membres actuels du consortium incluent SNC-Lavalin, qui a été bannie par la Banque mondiale depuis 10 ans et qui a fait face à des accusations au Canada, au Fluor Corporation du Texas, qui a payé 4 millions $ pour se défaire d’allégations de fraude financière liées aux travaux de décontamination sur un site de déchets nucléaires américain, de même que Jacobs Engineering du Texas, qui a récemment fait l’acquisition de CH2M, un membre original du consortium qui a payé 18,5 millions $ pour mettre fin à des accusations criminelles relatives à un site de nettoyage nucléaire aux États-Unis.

 

Les Signataires : Alliance of the Anishinabek Nation and the Iroquois Caucus • Northwatch • Regroupement pour la surveillance du nucléaire • Les Artistes pour la Paix • Canadian Association of Physicians for the Environment • Concerned Citizens Committee of Manitoba • Sierra Club Canada Foundation • Prevent Cancer Now • Friends of the Earth Canada • Action Climat Outaouais • Ontario Clean Air Alliance • Ralliement contre la pollution radioactive • Ecology Ottawa • Bonnechere River Watershed Project • Ottawa River Institute • Old Fort William Cottagers’ Association • Unifor • Pontiac Environmental Protection • FTQ – Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec • Petawawa Point Cottagers Association • Greenspace Alliance of Canada’s Capital • Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River • National Council of Women of Canada • Esprit Whitewater • Provincial Council of Women of Quebec • Durham Nuclear Awareness • Provincial Council of Women of Ontario • First United Church (Ottawa) • Water Care Allies • Concerned Citizens of Renfrew County and Area

1 Commentaire

  1. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    29 janvier 2020    

    Cet article démontre la continuité de l’engagement des Artistes pour la Paix contre la négligence du gouvernement fédéral à l’égard non seulement des bombes, mais aussi de l’énergie civile nucléaire. On y sent l’experte plume du président-fondateur de ccnr.org ou regroupement pour la responsabilité nucléaire à qui nous sommes redevables, Dr. Gordon Edwards. Rappelons que dans un article précédent il fustigeait M. Trudeau pour son renvoi de sa ministre de la Justice, malgré cela réélue comme indépendante aux dernières élections, qui ne voulait pas plier devant SNC-Lavalin. Enfin, rappelons que Les Artistes pour la Paix ont co-fondé le Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire en 2008 qui a travaillé pour faire fermer Gentilly 2 en 2012/3 et témoigné au Bureau d’Audiences Publiques en Environnement (Québec) qui a jugé les mines d’uranium dangereuses pour la santé de nos concitoyen-nes en 2015, trois mois suivant le Forum mondial de Québec sur l’uranium, organisé grâce principalement à la nation Crie et à l’organisme Pour que le Québec ait Meilleure Mine d’Ugo Lapointe. Gilles Vigneault, Karine Vanasse et moi y participions.

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