Evénements du mois

Activités de nos membres







Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Le Sommet du 70e : un coup d’épée dans l’OTAN

Le party est terminé; les chefs de l’OTAN sont retournés à la maison et plusieurs se demandent pourquoi ils se sont rendus à Watford – tant qu’à s’envoyer des vacheries, autant le faire par téléphone ou par presse interposée.

Trump-NATO

Départ précipité de Trump lors du Sommet de l’OTAN. Photo AP

Tout a commencé avant le Sommet, quand Emmanuel Macron a déclaré l’OTAN « en état de mort cérébrale ». Désireux de brasser la cage (et ensuite devenir roi d’Europe), il a eu recours à un langage contraire au code diplomatique, habituellement dans le répertoire du président Trump – il eut fallu dire « l’OTAN est une splendide organisation dont certains aspects pourraient être améliorés ».

Dans le contexte actuel où les États-Unis se retirent de la scène diplomatique internationale, la déclaration a fait du bruit. Macron accuse Trump de laisser un vide à la gouvernance de l’OTAN, vide qu’il va s’empresser de combler en devenant le dénigreur-en-chef de l’organisation : « L’Otan est en état de mort cérébrale, heureusement que je suis là pour le réanimer ».

À vrai dire, l’OTAN se cherche une vocation. Macron est d’avis qu’il n’appartient pas à l’organisation de désigner ses ennemis. Bref, l’OTAN est là mais ne sait pas trop quoi faire de ses mains. Et puis, il y a quelques problèmes qui relèvent de la dynamique familiale.

Problème numéro un : le président Trump change d’avis sur l’OTAN au gré des conversations. En 2018, il disait que c’était une relique « obsolète », mais cette année il s’agit du dernier rempart de la démocratie. Les remarques de M. Macron l’ont pris à rebrousse-poil, il les a qualifié de « très insultantes » et de « très méchante déclaration envers les 28 pays (de l’alliance) ». Le secrétaire-général Jens Stoltenberg, qui était présent lors de cette sortie de Trump, était également en compagnie de Macron lors de ses dernières déclarations. Le voici pris entre deux chaises.

trump_direction_2

Stoltenberg tente d’aiguiller Trump; Macron se mord les joues pour ne pas rire.

Problème numéro deux : alors que M. Trump cherche à décerner à la Chine le titre d’ennemi numéro un, l’Italie décide de faire affaire avec Huawei et le Royaume-Uni de Boris Johnson déclare qu’il ne veut pas être hostile à de possibles investissements étrangers – Huawei pour la pas la nommer.

Problème numéro trois : la Turquie, pas toujours d’accord pour être ouvertement hostile à la Russie, bouscule l’ordre établit de l’alliance en menaçant d’opposer son veto aux projets de renforcement des défenses des pays Baltes et de la Pologne, si l’OTAN refuse d’inscrire les combattants Kurdes en Syrie sur la liste des terroristes. Macron a réagi – « la Turquie se bat contre ceux qui se battaient avec nous, alors qui est l’ennemi ? » – en assurant du même souffle qu’il n’y aura jamais concensus au sujet du statut de terroristes des Kurdes.

Problème numéro quatre : peu de membres de l’OTAN ont l’intention de flamber 2% de leur PIB en dépenses militaires. Trudeau évoque une augmentation, car il a besoin de Trump pour régler plusieurs dossiers ailleurs. L’Allemagne a signifié poliment qu’elle a d’autres priorités. Subtile comme à son habitude, Trump a fustigé M. Trudeau au sujet du 2%, en présence de Mme Merkel. Évidement, la colère de Trump venait surtout du fait que certains leaders se payait sa tête dans son dos lors d’une réception royale.

trump-gossip

Le fameux vidéo : Macron, Trudeau et Johnson commentent les annonces de Trump.

Dans cette ambiance de grand n’importe-quoi, M. Stoltenberg a résumé le Sommet comme il a pu. La position de l’OTAN exprimée en conclusion est que « la Chine présente des opportunités mais aussi des défis ». Rien de précis en dehors de cette déclaration, qui fait bien l’affaire de Macron. M. Stoltenberg a déclaré, avec M. Trump, que « l’OTAN est la plus grande alliance de tous les temps parce qu’elle a su s’adapter quand le monde a changé ». À Moscou et Beijing, on a esquissé un sourire…

xi_poutine

Pendant ce temps… (en fait, cette photo date de septembre 2018, mais l’ambiance reste la même). Photo AFP

La Paix est-elle plus ou moins menacée qu’avant le Sommet ? Possiblement moins, dirons-nous. Le président Trump, qui vient de se voir concrétiser son rêve d’une Space Force, va probablement passer à autre chose, laissant le champs libre aux européens, moins belliqueux. Angela Merkel, en fin de carrière, a d’autres chats à fouetter; Boris Johnson est empêtré dans le Brexit; il reste Emmanuel Macron, qui voudrait bien voir la France prendre la tête de l’alliance, mais pour des raisons diplomatiques et commerciales plus que militaires. La situation en Europe est un enchevêtrement de considérations énergétiques (le gaz russe) et technologiques (la 5G chinoise). Aucun pays d’Europe n’a intérêt à confronter ouvertement la Russie ou la Chine. L’OTAN sera moins belliqueux pour peu que les États-Unis restent à l’écart.

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Nos actions récentes

25 novembre 2019 : Lettre à l'Honorable F.-P. Champagne.
4 novembre 2019 : Lettre au Parlement sur le Chili.
10 octobre 2019 : Soirée du Serment de l'Humanité.
21 septembre 2019 : Le 5 à 7 pour la Paix, spectacle au Lion d'Or.
2 juin 2019 : Vernissage de la Biennale Les créateurs de Paix 2019.
16 mai 2019 : Lettre ouverte du CNANW au Premier ministre Trudeau.
14 mai 2019 : 3e Rencontre des Ambassadeurs de la non-violence.
12 mai 2019 : Concert Fête des mères contre la guerre.
10 mai 2019 : Participation à Cuisine ta ville avec ATSA.
23 avril 2019 : Remise des Prix APLP 2019 à Montréal.
28 janvier 2019 : Lettre à Justin Trudeau et Chrystia Freeland sur le Venezuela.
Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

La boutique virtuelle APLP


Recherche par sujets