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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Pertinence accrue des Prix Nobel de la Paix

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Une Kurde militante yézidie, Nadia Murad…

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… et le gynécologue congolais Denis Mukwege reçoivent conjointement le prix Nobel de la Paix 2018.

Les deux gagnants 2018

C’est pour leur lutte commune contre les violences sexuelles en tant qu’armes de guerre que les deux gagnants 2018 ont été récompensés. « Denis Mukwege et Nadia Murad ont tous les deux risqué personnellement leur vie en luttant courageusement contre les crimes de guerre et en demandant justice pour les victimes« , a déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, qui a ajouté : « Un monde plus pacifique ne peut advenir que si les femmes, leur sécurité et droits fondamentaux sont reconnus et préservés ».

L’annonce est survenue un an après le phénomène planétaire #MeToo déclenché par des allégations de femmes courageuses sur les exactions des producteurs Harvey Weinstein et Gilbert Rozon. Elles ne sont nullement comparables, évidemment, avec les monstrueux crimes commis par centaines de milliers au Congo et en Irak, mais la triste affaire du maintenant juge à la Cour Suprême des États-Unis, l’honorable (!) Brett Kavanaugh, montre que les membres républicains du Sénat américain n’ont toujours pas compris que sécurité et droits fondamentaux des femmes méritent respect en tout temps, chez eux comme à l’étranger. Le vote 51 à 49 en faveur du juge montre combien l’Église évangélique exerce une influence démesurée sur la politique américaine, avec ses attaques contre l’avortement primant toute autre considération chrétienne.

En 2018, le Prix Nobel souligne donc le courage commun du médecin congolais « l’homme qui répare des femmes » et de l’esclave sexuelle Nadia Murad, violée par des membres de l’Armée islamique à Mossoul (où six de ses frères et sœurs avaient été massacrés) avant de pouvoir s’échapper au Kurdistan puis de rejoindre sa sœur rescapée en Allemagne : la militante yézidie y a été nommée ambassadrice internationale de la dignité des victimes de la traite des femmes.

Les Prix Nobel des cinq dernières années

En 2017, le Nobel de la paix était accordé à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) pour avoir contribué à l’adoption du Traité historique d’interdiction de l’arme atomique présenté en juillet 2017 à l’ONU par l’ambassadrice du Costa Rica, Elayne Whyte Gomes. Déléguée pour accepter le prix à Oslo, notre amie torontoise Setsuko Thurlow n’a pourtant jamais été reçue par le Premier ministre Trudeau.

En 2016, le prix fut accordé au président colombien Juan Manuel Santos, qui avait réussi un accord avec les guerilleros FARC en vue de leur réinsertion dans la société civile. Il a depuis été défait par le déferlement d’une droite haineuse en Amérique centrale (malgré l’accession de Mgr Romero à la sainteté) et en Amérique du Sud, alors qu’on craint au Brésil l’élection d’un candidat d’extrême-droite, misogyne, raciste, homophobe et militariste, pourtant plébiscité à 46% au premier tour.

En 2015, le Quartet du dialogue national Tunisien avait reçu le prix, en partie pour l’inclusion du respect de la laïcité dans le document constitutionnel, une exception culturelle dans les pays arabophones d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

En 2014, la Pakistanaise Malala Yousafzai, âgée de 17 ans, et l’Indien Kailash Satyarthi ont reçu le Prix « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation ». On se souvient que Malala avait subi une attaque sauvage des Taliban extrémistes, opposés à l’éducation des femmes pour laquelle elle militait dès son plus jeune âge.

En 2013, l’Organisation pour l’élimination des armes chimiques (OPCW) s’était mise à l’œuvre dès le mois d’août, contribuant à écarter une intervention armée US-France-Angleterre contre la Syrie de Bachar al-Assad. Heureusement, le Parlement britannique avait fait défection, des députés conservateurs se rangeant, pour s’opposer à la guerre, du côté travailliste. Car dès 2013, les nouveaux travaillistes étaient absolument dégoûtés des manipulations dévastatrices en Irak de leur ancien leader, le militariste Tony Blair.

On a souvent reproché à l’organisation des prix Nobel leur erreur d’avoir nommé Aung San Suu Kyi ou Obama (ce dernier sur la base de son seul discours de Prague, hélas démenti par ses actions et celles du Congrès républicain ultérieures). Mais en examinant les récompenses de cette année et des cinq précédentes, ne faut-il pas convenir de leur fantastique pertinence ?

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