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La Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, comme si vous y étiez

Voici un compte rendu de ma participation à la Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, le samedi 27 mai 2017 à Montréal.

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Photo Radio-Canada

Vers 12h45, il y avait déjà beaucoup de monde sur la rue Bishop (entre Sherbrooke Ouest et de Maisonneuve). Beaucoup de drapeaux de différentes nations étaient déployés – ce qui sera un signe distinctif de cette manif avec une fanfare de tambours et instruments à vent.

En pénétrant dans la manif, le hasard voulut que je me joigne à un groupe de citoyennes et citoyens d’origine kurde. Accrochés sur une très grande hampe nous pouvions voir quatre drapeaux : une photo de Abdullah Öcalan ( fondateur-chef – aujourd’hui emprisonné en Turquie – du parti des Travailleurs du Kurdistan ) ; une photo de trois militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier 2013 [1], les mots en français Vérité et Justice se lisaient sur cet autre drapeau ( probablement imprimé en France ) ; se rajoutaient toujours sur la même hampe un drapeau du Canada et un drapeau du Québec. Des militants tenaient aussi des fanions des YPG [2]. Il y avait des gens de tous âges : jeunes couples avec enfants et personnes âgées (dont l’une a tenu un drapeau du Québec tout le long de la manif). Cependant leur grande bannière les identifiant était unilingue anglaise, que je traduis par « Stopper l’état de guerre de la Turquie contre le peuple kurde. Liberté pour Öcalan. »

Un fait incongru – était-ce de la provocation – est survenu avant le départ de la manif : deux personnes ont surgi devant la bannière kurde et déployé des drapeaux israéliens; cela a semblé indisposer fortement les manifestants pro-kurdes. Ainsi au départ de la manif, ces derniers ont volontairement laissé une assez grande distance entre eux et les porteurs des drapeaux israéliens, avec pour résultat que nous aurions cru qu’il y avait « deux » manifestations : l’une se terminant par deux drapeaux israéliens et une autre qui suivait avec la grande bannière des pro-kurdes; mais sur les trottoirs durant tout le trajet les passants ont ainsi davantage photographié les citoyens d’origines kurdes, leurs bannière et fanions. Répondant à leur regard intrigué de les avoir accompagnés tout le long de la manif, j’ai, devant l’estrade où se feront les discours, remis à l’un des porteurs de la bannière kurde une carte de visite des APLP leur signalant que notre association se solidarisait avec eux.

Sur la scène, la très grande affiche décrivant la manif était unilingue française. Les premiers mots du discours de Mme Noushig Eloyan furent prononcés en Arménien. La première manif du genre il y a deux ans fut principalement organisée par la communauté arménienne pour rappeler le génocide d’un million deux cent mille Arméniens en 1915 [3]; elle félicita le gouvernement canadien d’avoir empêché la tenue ici d’une activité politico-culturelle impliquant la Turquie. Mme Eloyan fit un discours principalement en français, mais elle n’a pas obtenu l’attention escomptée, car il semble que 70% des participants étaient anglophones.

Au micro, un représentant d’Amnesty International Canada a fait – en anglais – des remontrances au gouvernement Trudeau pour la vente d’armes à l’Arabie Saoudite ; il a énuméré une liste de 26 chefs d’État belliqueux « qui bombardent des populations innocentes » et qui se terminait par le nom de Donald Trump; il fit même répéter par la foule « No to Trump ! »  Il a aussi réclamé l’autodétermination d’un territoire où vivent des sikhs en Inde.

Béatrice Vaugrante, représentante francophone d’Amnistie Int. Canada a fait un discours dans lequel elle enjoignit la population à rejoindre son organisation. L’ex-sénateur Roméo Dallaire a fait un appel aux nations pour qu’elles refusent l’utilisation d’enfants-soldats dans les conflits armés.  Il a aussi salué Gilles Duceppe qui était parmi les invités présents (un genre de clin d’œil). Une oratrice a demandé aux gouvernements canadien et québécois qu’ils introduisent l’histoire des génocides dans l’éducation des élèves et des étudiants.

Le maire Denis Coderre a commencé par rappeler : « Nous sommes sur un territoire Mohawk non cédé » et parla des Premières Nations. Il demanda que les citoyens s’impliquent davantage et ne laissent pas aux seuls politiciens les décisions pour la résolution des conflits. Les ministres Christine St-Pierre (Québec) et  Mélanie Joly (Canada) prirent aussi la parole. Un message de Philippe Couillard a été lu.

Des salutations furent offertes à la communauté burundaise et celle des Roms. Un représentant de la Mauritanie fit état de la situation actuelle dans son pays et révéla que des personnes étaient réduites à l’esclavage.

Lu sur une pancarte « Syriac Genocide » avec la reproduction d’une peinture (meurtre d’une femme enceinte avec un sabre par un militaire alors que son mari éploré crie de désespoir) accompagnée d’une bannière écrite à la main en français demandant de ne pas oublier ce génocide.

Deux chansons mélancoliques en arménien ont été interprétées par une artiste accompagnée par un joueur de flûte [4] et avec une trame sonore enregistrée. Le dernier discours fut celui de l’ambassadeur d’Arménie au Canada, complètement en anglais.


[1] http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/07/23/assassinat-de-militantes-kurdes-a-paris-la-justice-pointe-l-implication-des-services-secrets-turcs_4694801_1653578.html

[2] Unités de protection du peuple ; infos et photos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Unités_de_protection_du_peuple

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Génocide_arménien

[4] Le doudouk ou duduk ressemble au hautbois  https://fr.wikipedia.org/wiki/Duduk

1 Commentaire

  1. Camille Pelletier Antaya Camille Pelletier Antaya
    30 mai 2017    

    On a l’impression d’y être! Merci pour ce compte rendu.

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