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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Et si j’étais responsable des attaques à Bruxelles ?

Quelques heures à peine après les attentats qui ont déchiré sa ville, Bruxelles, Matthieu Lietaert réagissait par ce texte d’humanité profonde qui change des discours creux des dirigeants occidentaux contre « les barbares », qui nous change des discours militaristes et haineux des Le Pen et Trump, car il prône des actions réfléchies et responsables pour la paix.

Auteur belge de Homo Coopérans 2.0 – Changeons de cap vers l’économie collaborative (Editions Couleur Livres), Matthieu est docteur en sciences politiques, co-réalisateur du film The Brussels Business qui dénonce les lobbyistes (diffusé sur RTBF et ARTE) et co-fondateur de l’habitat groupé L’Échappée et du supermarché participatif BEES Coop.

Illustration reproduite avec l'aimable autorisation de Yannick Lemay

Illustration reproduite avec l’aimable autorisation de Yannick Lemay

Et si j’étais responsable des attaques à Bruxelles ?

Publication: 22/03/2016 21:49 EDT

Je me sens responsable pour ceux récemment tués inutilement à Bruxelles, à Paris, Beyrouth, Istanbul, Ouagadougou, et pour les millions de décès au Moyen-Orient depuis la première guerre du Golfe et de celle qui a suivi.

Je me sens responsable de la guerre en Afghanistan et du demi-million de personnes qui sont mortes en lien direct ou indirect avec elle.

Je me sens responsable des millions d’immigrants syriens qui ont fui notre guerre, dans leur pays, et qui se font rejeter aux frontières de nos pays.

Je me sens responsable du chaos que mon gouvernement a participé à créer à l’étranger au cours des trente dernières années, qui a indirectement permis aux idées violentes de certains groupes radicaux de s’installer et de devenir ce qu’elles sont aujourd’hui.

Est-ce le monde dont je rêve? Celui pour lequel je vais voter? Dois-je continuer de chercher quelqu’un à blâmer, pour pouvoir m’y cacher, tel le fait notre élite politique? Plus maintenant. Je sais que je fais partie de l’équation du problème à résoudre.

Aujourd’hui, après les tueries dans ma chère ville de Bruxelles, je me sens paradoxalement plus fort pour agir. C’est comme si une goutte avait fait déborder le vase.

Je me sens habilité à me lever contre l’hypocrisie de nombreux de mes représentants politiques qui ne veulent pas faire face à l’effet boomerang dont ils sont aussi à l’origine : nous bombardons (pour des ressources ou de l’énergie), puis ils bombardent à leur tour, alors nous bombardons encore plus… Jusque où irons-nous? Jusqu’à la paix, nous disent-ils…

Aujourd’hui cette paix je n’y crois plus, pas avec leurs moyens belliqueux.

Aujourd’hui, je suis prêt à rêver que les morts à Bruxelles ne seront pas tombés en vain. Il doit y avoir une limite et cette limite pourrait être aujourd’hui, si nous le voulons.

Aujourd’hui, je suis prêt à me mettre à la tâche de construire de nouvelles fondations qui empêcheront un autre boomerang d’être envoyé… et revenir tôt ou tard, comme cela a été le cas ces dernières années.

Aujourd’hui, je ne suis pas rempli de haine mais je regarde ces évènements comme une leçon pour réfléchir et trouver un moyen d’offrir à long terme des solutions structurelles. Nous devons oser affronter le dialogue sur la société que nous voulons créer. Il y a trop de types de crises autour de nous pour continuer à les ignorer (écologiques, financières, culturelles, politiques, sociales) et continuer à croire qu’elles ne sont pas liées les unes aux autres.

Aujourd’hui, je suis prêt à prendre ma responsabilité.

Et vous?

Matthieu Lietaert

Matthieu Lietaert

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