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"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Fredy : qu’auriez-vous fait à sa place ?

Les souliers de Fredy Villanueva. Photo : Porte Parole

Les souliers de Fredy Villanueva. Photo : Porte Parole

Ce soir au Théâtre La Licorne, Fredy, le nouveau docudrame d’Annabel Soutar, prend l’affiche jusqu’au 26 mars. C’est une production de Porte Parole en codiffusion avec La Manufacture, mise en scène par Marc Beaupré ― oui, celui qui incarne le troublant Marc Arcand dans Série noire, et soutenue par une remarquable distribution issue de la diversité montréalaise. Le mélange explosif à l’origine des événements relatés dans la pièce n’a guère changé au fil du temps et constitue un risque sérieux quand au maintien de la paix sociale. La pièce constitue une invitation à un dialogue indispensable pour que le vivre-ensemble métropolitain ne soit pas utopique.

Un soulèvement populaire spontané a eu lieu à Montréal-Nord au lendemain du 9 août 2008. Ce qui a pris les proportions d’une émeute spectaculaire était une réaction de protestation déclenchée par la mort de Fredy Villanueva, Canadien originaire du Honduras âgé de 18 ans, tombé sous le tir du policier Jean-Loup Lapointe lors d’une intervention auprès d’un groupe de jeunes dans le stationnement du parc Henri-Bourassa. Sept ans après sa mort, un grave malentendu persiste quant à l’origine du drame. Pourquoi Fredy a-t-il été abattu ? Tentait-il de protéger son frère Dany ? A-t-il été victime de sa propre maladresse ou de profilage racial ? L’enquête publique n’a pas réussi à démêler l’écheveau des témoignages contradictoires et des dérapages déontologiques, ni à susciter un débat constructif sur le fossé qui s’est creusé entre la jeunesse et l’autorité, entre la majorité et diverses communautés issues de l’immigration.

La dramaturge documentariste Annabel Soutar a mené sa propre enquête sur cette affaire hyper-médiatisée. Auteure du frappant Sexy béton (2010), de l’électrisant Grains (2012), et plus récemment d’un docudrame illustrant le conflit canadien pétrole/eau douce, Le Partage des eaux, elle a appliqué sa démarche rigoureuse à l’affaire Villanueva. Rencontrant les protagonistes, épluchant dépositions et rapports d’enquête, Soutar révèle des aspects que les médias laissent souvent dans l’ombre : le vécu des victimes, des témoins oubliés, des citoyens touchés indirectement parce qu’associés de leur gré ou non à l’une des parties.

Dans une quête d’équilibre qui, selon elle, permet seule de contribuer à résoudre les conflits, l’auteure a aussi voulu présenter la version des faits que livreraient les principaux intéressés : les policiers en cause. Là ont commencé les difficultés… La police respecte souvent une « loi du silence » qui rappelle étrangement celle qu’elle reproche aux acteurs du crime organisé. Pour leur part, la famille en deuil et le comité de solidarité avec les victimes n’approuve pas l’œuvre d’une artiste qui ne plaide pas carrément en leur faveur.

Dramaturge et metteur en scène ont tenu à se mettre eux-mêmes en question en tant que membres de la majorité blanche, mais surtout à permuter les acteurs d’un rôle à l’autre, d’une opinion à une autre, de façon à refléter la diversité des points de vue et l’humeur capricieuse de toute analyse des faits. Le public est ainsi convié à tirer ses propres conclusions, mais surtout à réfléchir sur ce que représente « l’autre » pour chacunE d’entre nous.

Et vous, dans les souliers de Fredy, qu’auriez-vous fait ?

TEXTE Annabel Soutar
MISE EN SCÈNE Marc Beaupré
AVEC Solo Fugère, Ricardo Lamour, Nicolas Michon, Iannicko N’Doua, Alice Pascual, Joanie Poirier et Étienne Thibeault
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE Marie-Christine Martel DÉCOR, COSTUMES ET ACCESSOIRES Julie Measroch ÉCLAIRAGES François Blouin MUSIQUE Alexander MacSween RÉGIE Julien Véronneau DIRECTION DE PRODUCTION Normand Vincent

Tête à tête auditoire/équipe de Fredy : jeudi 10 mars.

NB. : L’auteur n’occupe plus le poste de directeur des communications de Porte Parole (2010-2015) et a écrit cet article bénévolement en tant que membre des APLP.

1 Commentaire

  1. Judi Richards Judi Richards
    24 mars 2016    

    Merci Ricardo Lamour, ami de Fredy…merci d’avoir eu la force de caractère d’accepter un rôle dans ce «théâtre documentaire» formidable. Quel médium pour passer des messages. Les textes, un travail colossal, tellement réussi. La mise en scène, absolument fascinante. Les comédiens, tous excellents. Basé sur la réalité brutale, c’était bouleversant, enrageant, touchant, désespérant… mais si bien fait, qu’on veut agir. On veut revoir l’entrainement des policiers, on veut que la police vienne de partout et aient toutes les couleurs et langues de Montréal, afin de reconnaitre les différentes réalités des différents quartiers et de pouvoir agit avec connaissance et calme. La police a peur… et trop souvent provoque pour se sentir au-dessus de la situation, mais ça crée le trouble !… et la peur refait surface et boum, un être cher n’existe plus……………………… Il y a trop d’histoire comme Fredy. Merci à l’auteur et tous ses collaborateurs d’avoir décidé de parler de «un»… Fredy, un jeune homme avec un bel avenir bien de chez nous, dans notre cour…. maintenant disparu à tout jamais…. et le policier, son agresseur est en vie sans blâme. Épouvantable.

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